iDorian
Nintendo 3DS XL

Que vaut vraiment la New Nintendo 3DS XL ?

Seulement sur le marché depuis 4 ans, la dernière console portable de Nintendo s’est récemment payé un petit lifting. Révolution notable ou upgrade foireuse ? Réponse en images !

Nintendo s’est pris au jeu d’Apple, non seulement en renommant la mise à jour de sa console en « New 3DS » et « New 3DS XL », mais également en misant tout sur une grosse mise à jour interne. Mis à part un nom à coucher dehors, la véritable nouveauté se joue en effet au niveau du hardware : une flopée de nouveaux boutons, une second stick analogique, une nouvelle technologie de tracking facial et par dessus tout, du nouveau sous le capot avec un set de processeurs repensés.

New 3DSL XL fermée

En ce qui me concerne, et après 3 jours de comparatifs acharnés sur les Internets, j’ai opté pour le modèle XL , pour trois raisons :

– en comparaison l’écran de la « New 3DS » est vraiment petit, même si le design est plus soigné (3,88 pouces contre 4,88 pouces) et croyez-moi, ça fait la différence,
– je gagne grosso merdo une heure de batterie vu la taille de l’engin (7h au lieu de 6, c’est toujours ça de pris)
– l’écart de prix (à la différence d’Apple) est vraiment ridicule, de quoi sauter le pas : 199,00€ pour la XL, 169,00€ pour l’entrée de gamme.

La seule chose qui me mine étant les options de customisations, indisponibles sur le modèle XL. Si vous êtes un(e) fashionista de la console, il faudra vous retourner sur le petit modèle pour profiter des coques personnalisables (qui se changent avec un tournevis, à l’ancienne, parce que le clipping apparemment c’est encore trop compliqué au 21ème siècle)…

Coques New 3DS

Au niveau du packaging, rien de folichon, c’est du carton glossy de seconde gamme, tout est compacté au possible et la boîte pèse en fait une blinde du fait… du bouquin à l’intérieur, dont tout le monde se fout, mais qui occupe volontiers la moitié de la boîte et constitue le plus gros du poids. Pas de chargeur compris non plus, il faudra le prendre à part, moyennant une douzaine d’euros.

Ce que j’ai adoré

– le layout et la prise en main : pour une fois, c’est très comfy. La console repose dans chaque paume, les arrêtes sont arrondies et très soignées, et le poids n’est pas excessif. Comparée au modèles précédents, de nombreuses additions sont de la partie, comme vous pouvez le voir ci-dessous :

Nitendo 3DS XL Front

Près des boutons « L » et « R » (au dos), vous trouverez deux nouveaux boutons (« ZL et « ZR »). Même s’ils semblent très mal placés au premier regard, l’accessibilité est en fait très aisée, même s’ils ne sont pas encore vraiment exploités sur la gamme de jeux existante. Vous trouverez également le « c-stick », juste au dessus du bouton « X », qui prend la forme d’une petite bosse (une nobosité comme l’appelle les experts). Sachant que ce petit morceau de caoutchouc a vocation d’agir comme un stick analogique, principalement pour des jeux qui requierrent un gros contrôle caméra (du genre MH4U ou Code Name: STEAM). Si vous êtes fan des RPG classiques (comme c’est mon cas), vous ne l’utiliserez que très peu).

Pour le reste des contrôles, tout a été réorganisé de manière plus intelligente : le contrôle du volume se trouve désormais sur le bas (droit) de l’écran supérieur, à l’opposé du contrôle de la 3D.  Ce qui évite de jouer accidentellement avec le son comme sur les anciens modèles. Les boutons « start » et « select » sont désormais plus petit, et renfoncés sur le coin inférieur droit. Le bouton « home », quant à lui, a pris place sous le second écran, ce qui évite de faire des retour OS en jouant.

– l’univers Nintendo : je me suis longtemps posé la question de revenir sur du portable Nintendo, et un des arguments majeurs pour moi a été la gamme absolument folle de jeux disponibles. Des licences qui ont grandi avec moi, désormais disponibles à travers des refresh fabuleux. Pour mon starter pack, je l’ai joué très safe avec 3 jeux incontournables : Pokemon X, Kirby Triple Deluxe & Fantasy Life.

Je passe bien sûr sur les Zelda, les Mario et les Animal Crossing, toujours disponibles en parallèle, sans compter la compatibilité avec les jeux DS (si vous supportez le scaling monstrueux de Nintendo).

– OS et gestion de la 3D : j’ai été vraiment surpris de la qualité de la 3D, qui premièrement ne saute plus quand on bouge d’un poil, et qui est bien plus supportable au niveau visuel. Fini les migraines et bonjour l’extase. Les arènes de Pokémon sont absolument magnifiques, sans oublier les bosses de Kirby qui tirent très bien partie de la stéréoscopie en balançant pas mal de choses à l’écran (quitte à l’obstruer totalement). Le système de tracking ajuste la 3D où que se trouve votre visage, ce qui permet de jouer dans des positions exotiques (à noter que la caméra qui tracke la distance n’aime pas trop l’obscurité).

Au niveau logiciel, l’OS est relativement réactif (même si on reste très loin de iOS et consorts), et je m’amuse volontiers à utiliser le navigateur Internet intégré pour chercher de l’info, pour retourner jouer instamment.

Ce que j’ai détesté

– les finitions : malgré un sentiment global de robustesse, si vous êtes un maniaque de la trace de doigt, c’est râpé. Qu’il s’agisse du modèle noir ou bleu, la console est un véritable aimant à empreintes. Et même avec une chamoisette à proximité, les traces persistent. En outre, l’écran glossy renvoie beaucoup trop, et il est quasiment impossible de jouer au soleil ou en présence d’une forte luminosité.

– l’accès à la batterie/carte SD : lorsque vous achetez votre 3DS, vous allez sûrement opter pour une carte SD plus imposante (4Go de base), pour profiter du digital de l’e-store. Et là, c’est le drame, l’accès au capot se fait par des vis foireux, suivi d’un dé-clipping au stylet qui fait violemment craquer le boîtier. Bref, ne changez pas de carte tous les 2 jours.

New 3DS XL back

– la batterie : si vous êtes tombé amoureux de la 3D, il faudra vous contenter de 3 grosses heures de jeu, ce qui est très très peu (petite pensée à mes 12 heures de vol, pour lesquelles j’ai investi dans de la console). Comptez 7 heures de jeu en 2D, pas plus.

– le stylet : le morceau de plastique ultra-cheap qui fait office de stylet est absolument détestable, ça glisse, on le paume volontiers. Mais il reste indispensable lors de l’usage du second écran, qui n’aime juste pas les doigts. Il faut appuyer comme un barbare pour valider un item (ou utiliser le stick analogique). Grosse déception à ce niveau là.

– le son : si vous êtes un mélomane du MIDI et des symphonies Pokémon, jouez avec un casque. Malgré deux haut-parleurs (très moches, en passant), le son est très faiblard, surtout si vous jouez à l’extérieur.

Pour conclure

Si – comme moi – vous revenez de très loin, du genre Gameboy Color ou NDS, la question ne se pose pas : foncez ! Malgré quelques petits défauts made in Nintendo, la console reste une valeur sûre, qui vous fera revivre avec joie vos souvenirs de jeunesse, en couleur et en 3D. Si par contre vous possédez une 3DS classique, voire une 2DS, il n’est vraiment pas nécessaire de sauter le pas. Attendez plutôt le nouveau bébé de la firme du pays du soleil levant…

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.