iDorian

L’adultère n’est qu’un duo à trois

Dans « Asinaria » (ou « la Comédia des ânes »), Plaute – premier des grands écrivains de la littérature latine – suggère que l’homme adultère laboure le champ d’autrui et laisse le sien inculte. Et quoi de mieux qu’un extrait du comique latin pour démarrer la nouvelle année avec une résolution foireuse :  mettre un terme à cette relation chelou qui dure depuis 3 ans !

Il s’agit ici du prologue des péripéties de votre serviteur, et de son compère, qui m’avaient inspiré le désormais célèbre « petit guide du sex-friend« . Auto-destruction ou choix éclairé ? Ce qui est fait est fait. Mais il n’en reste pas moins qu’un dernier hommage s’impose, pour ce petit être paradoxal qui se sera un temps immiscé dans mes pattes…

Parce que « viens boire une bière, mais c’est tout hein ?! », ça n’a JAMAIS marché. Parce que 20 boules de diesel et 60 bornes à 03h00 du matin, on en a gros ! Parce que je n’ai jamais pu blairer ton putain de chat. Je HAIS les chats ! Parce qu’un meuble ikea a plus de conversation que tu n’en auras jamais… Parce que BFM TV en guise de préliminaire, j’ai assez donné… Parce que ton tatouage pectoral chinois est un crime contre-l’humanité. Parce que les caleçons Batman, ça devrait figurer dans le Code Pénal. Parce que je ne suis malheureusement pas la réponse à ta vie monotone déprimante. Parce que non, je n’achète pas le fait que « t’inquiète, il est au courant ». Parce que non, je ne pars pas élever des chèvres en Ouganda. Parce que finalement, toi aussi tu es amoureux ! Parce que tout à une fin… Parce que Raymon Brucker résume le tout avec brio :

Je ne crois pas à l’innocence des rendez-vous de deux adultères sur lesquels la bonté du ciel a laissé sommeiller la justice ; l’impunité les enhardit, ils marchent sur un terrain qui croule ; le tête-à-tête les compromet, et il ne faut qu’un seul instant d’oubli pour déjouer une résolution de vertu bien tardive, qui, dans l’âge perfide de la jeunesse, est quelquefois sur les lèvres, et jamais au fond du cœur. On s’abuse, on se trompe, on ment, lorsqu’on se promet un tel héroïsme. Quand on se cherche, les tentations sont trop répétées pour rompre la chaîne des souvenirs : ils préoccupent, et l’on succombe.

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.