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Satoshi Kon, le mangaka qui rêvait éveillé

Si votre quotient de culture manga est aussi élevé que votre température corporelle, pas d’inquiétude ! Aoi prend la plume et revient en détails sur les chefs-d’oeuvre (et leurs auteurs) qui ont marqué l’animation.

Satoshi Kon fait partie de ces réalisateurs inoubliables que nous livre l’animation japonaise. Mangaka de talent, hélas décédé trop tôt, en 2010, ses œuvres ne cesseront pourtant jamais de nous faire rêver.

Le rêve, l’onirique, les limbes, voilà son thème de prédilection. Toutes ses réalisations reposent sur des interrogations métaphysiques et parapsychologiques. Comment les rêves interagissent-ils avec le monde réel ? Comment  le monde réel agit-il comme un frein à leur réalisation ? Jusqu’où peu aller le délire onirique ?

Très impliqué dans l’élaboration de ses films, du stage de pré-production à la commercialisation, il porte un soin très particulier à la musique, qu’il confie principalement à Susumu Hirasawa (le thème de Berserk, souvenez-vous !). Le résultat est transcendant, l’enchaînement entre les rêves et la réalité s’effectue au travers d’un tourbillon des émotions. Seul Tokyo Godfather, plus posé, et d’avantage encré dans le réel, voit son OST réalisé par Suzuki Keiichi.

Sa filmographie recelant de pépites devenus légendes, cette semaine sera consacrée à des chroniques successives brossant chacunes de ses plus grandes réalisations, dont vous trouverez l’accès ci-dessous :

– Perfect Blue, l’illusion de la scène (à paraître)
– Millenium Actress, la vie comme un film (à paraître)
– Tokyo Godfather, le Noël des miracles (à paraître)
– Paprika, la course au rêve (à paraître)

L'auteur : Aoi

Illustratrice et étudiante en communication visuelle et rédactionnelle. Spécialiste du cosplay et du DIY, qui apporte fièrement la "girly touch" qui manquait à ce blog ! Griffe et mord lorsqu'en manque de glucose.