iDorian
Blue

Un jour, un artiste : Blue, la belette qui savait dessiner

Chaque semaine, je vous propose de découvrir en exclusivité un artiste exceptionnel qui évolue dans le monde de l’infographie, de l’illustration, du webdesign ou du print. À travers une interview décalée, vous aurez l’opportunité de partager son univers, ses astuces et ses projets.

Après Aoi et son nuage de lait, je vous propose cette fois de plonger dans l’univers de Blue (non, pas le tube des années 90), une dessinatrice au talent incommensurable, qui saura sans aucun doute vous transporter dans son univers à part entière.

– Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Alors, je m’appelle Héloïse, Blue de mon nom d’artiste. J’habite Bordeaux depuis 2010 et je suis originaire de Grenoble. J’ai du sang viking (héhé) car le Danmark est inscrit dans mon pedigree. Au fond de moi je ne suis qu’une petite belette aux airs de fouine, ainsi qu’une capitaine-corsaire en façade. C’est ainsi que je me représente via mon avatar. Amoureuse d’armes blanches, de fantasy, de chevaux, de livres et de bateaux volants, je suis donc une grande rêveuse. Mes mots-clefs : création et imagination.

– Quelle est ton parcours ? Ta spécialité ?
Je n’ai jamais eu la chance d’entrer aux Beaux-arts ou de me payer une école d’art d’un meilleur acabit. Du coup, je me suis attelée à la réussite de ma licence de Lettres que j’ai décrochée en 2013. Aujourd’hui, je suis une formation en « Presse et édition d’entreprise » absolument fantastique. Côté dessin, j’ai pris des cours de peinture à l’huile de 7 à 10 ans, puis je me suis débrouillée toute seule. Je progresse très très lentement, ce qui a pour conséquence de me frustrer * perfectionnisme inside* Quant à ma spécialité… les elfes et autres créatures sublimes tels que les anges, les fées, les animaux fantastiques ou juste familiers. J’aime dessiner la beauté et essayer de la tirer de chaque chose, en allant du mignon à l’érotisme. Les femmes sont très présentes dans mes œuvres car j’adore dessiner les formes et les courbes. Je m’intéresse de plus en plus au sujet masculin, mais je ne suis pas encore assez douée pour faire ressortir la virilité. Ça viendra, je l’espère. J’ai tellement de chemin à faire encore !

– Quelles sont tes principales sources d’inspiration ? Tes influences ?
Ce que je lis et ce que j’entends. Je ne peux pas dessiner sans musique, et sans être inspirée par un état d’esprit causé soit par ma vie quotidienne, soit par un film ou par un livre qui m’a secouée émotionnellement. Les gens m’inspirent naturellement, je passe beaucoup de temps à dévisager discrètement les personnes que je fréquente ou les passants. De même, je passe beaucoup de temps à observer l’art chez les autres et leurs techniques. Je suis très influencée par l’artiste Maelis, une amie chère à mon cœur et à laquelle je ressemble beaucoup. Certains mangas m’influencent aussi comme Kurohime et Superior. Pour le reste, ce sont des influences dont je n’ai pas conscience mais j’accepte qu’on me les fasse remarquer !

– Plutôt papier/crayon, tout numérique ou les deux ?
J’aime être polyvalente, du coup j’apprends à maîtriser tradi et numérique à la fois. Ma préférence dépend de mon humeur, comme beaucoup de choses dans ma vie.

– Quels sont tes projets actuels ?
Actuellement, je monte et organise avec des amis une team d’illustrateurs appelée « Onirie ». Nous seront présents à beaucoup de conventions dès 2014, pour vendre nos créa à notre stand. Un fanzine se profile aussi, mais pour plus tard. Quant à moi, je projette de dessiner plusieurs collections de dessins sur divers thèmes (fée, chevaux, zodiaque, muses…).

– Le projet dont tu es la plus fière ?
Sans doute mon plus grand dessin à ce jour, celui du personnage principal de mon roman en cours, en mode « impératrice ». C’est une aquarelle de 60cm par 50cm.

Thorenwald

– Un conseil pour les artistes en herbe ?
Premièrement, il faut toujours persévérer dans l’apprentissage du dessin si on aime ça et ne pas baisser les bras. Deuxièmement, ne jamais passer trop de temps sur un dessin car en général on bâcle pour le terminer. Enfin, et surtout, ob-ser-ver. C’est avec l’observation qu’on progresse le plus vite.

– Le mot de la fin ?
Je remercie mille fois Aoi de m’avoir recommandée, et notre cher iDorian pour avoir accepté de m’interviewer malgré mon niveau ! C’était un plaisir de partager avec vous un bout de ma personne et de mon art, en espérant que vous l’aimerez plus encore en passant me voir sur mon blog ou bien en apprenant à mieux me connaître sur Skype (bluebette est mon pseudo) ». N’hésitez pas !

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.