iDorian
Microsoft Surface

Pourquoi privilégier la Microsoft Surface à l’iPad ?

Il semblerait que la guerre entre la firme de Redmond et celle de Cupertino ait repris de plus belle. Les deux géants jouent désormais dans la même cour : desktop, portable, mobile et tablette simultanément. Vers un chamboulement du marché ?

Apple a une fois de plus sorti le grand jeu lors de sa dernière Keynote (octobre 2012), en dépoussiérant l’ensemble de sa gamme desktop, portable et tablette. Pour autant, le show (bâclé à mon sens) a laissé un goût amer, notamment à cause du hardware assez vieillot à l’intérieur des produits, ainsi qu’une politique tarifaire élevée, comme à accoutumée.

Pendant ce temps, Microsoft n’est pas a reste. Une refonte complète de son produit phare, Windows, couplé à sa première incursion dans le hardware (en tant que constructeur), avec la Surface. Malgré un accueil mitigé quant à Windows 8, la tablette made in Microsoft semble avoir reçu un accueil plus que chaleureux. En y regardant de plus près, la Surface joue dans la cour des grands, et se pose en véritable alternative professionnelle vis à vis de l’iPad :

La politique tarifaire de Windows s’aligne sur un modèle que l’on pourrait qualifier de décent. Sans tomber dans le low-cost (comme la Nexus 7 de Google, ou le Kindle Fire d’Amazon), le prix d’appel démarre à 489€ en France (soit 20€ de moins qu’un iPad Retina de dernière génération). Les consommateurs s’y retrouve logiquement : moins cher qu’un PC, et plus cher qu’une tablette d’entrée de gamme.

L’intégration logicielle et matérielle de la Surface a bien été pensée : le Touch Cover (ainsi que le Type Cover) offre une expérience similaire à celle d’un laptop. En outre, Windows RT possède bel et bien un bureau “classique”, avec la suite logicielle Office pré-installée. Comparée à son concurrent, l’iPad, c’est un gros contraste. Même si la tablette d’Apple permet d’utiliser un stylet ou un clavier, l’intégration est loin d’être idéale.

En ce qui concerne les périphériques, Microsoft marque aussi des points. Alors que l’iPad est un outil standalone, qu’il est difficile de connecter à un disque dur externe et autres devices, la Surface possède un port USB 2.0 ainsi qu’un slot MicroSDXC.

Si l’on regarde du côté de Flash, l’on sait qu’Apple ne l’a jamais supporté, alors que Microsoft le supporte en natif. Certains dirons que c’est un détail, mais selon la W3C, 22% du web mondial utilise encore la technologie d’Adobe.

À propos du système de fichiers : il n’a jamais été possible de naviguer dans son filesystem sur un iPad. C’est pourtant le cas chez Microsoft, avec en plus la prise en charge d’applications natives pour éditer ces mêmes fichiers.

Au niveau du design, d’un point de vue personnel, je ne suis pas séduit par le style imposé par Microsoft (tellement épuré qu’il tend plus vers une sensation de “pas fini”). Cependant, il a au moins le mérite d’être novateur. Ce qui n’est sûrement pas le cas d’iOS, qui n’a que peu ou pas changé depuis 5 ans. Les icônes sont toujours de vieux carrés arrondis, et l’effet d’émerveillement des premiers jours s’est estompé pour laisser place à l’ennui.

Si l’on se regarde du côté professionnel (j’entends par là, les entreprises), les tablettes n’ont pas encore dominé le marché. Même si je doute que Windows 8 pointe un jour son nez au bureau, les sociétés exploitant les technologies mobiles pourraient par contre trouver un bon compromis dans la tablette de Microsoft, principalement à cause de l’écosystème. Un admin réseau aura beaucoup plus de facilité à intégrer dans son parc un produit Microsoft (notamment grâce à des produits tels que Dynamics, Office, Sharepoint, SQL…), qu’une tablette Apple, qui n’est pas nativement ouverte à des applications serveur.

Pour conclure, Microsoft semble avoir ouvert la voie à une vraie concurrence, où la tablette pourra enfin être utilisée à des fins professionnelles. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir, notamment au niveau du Windows Store, encore très vide à mon goût pour une expérience full-tactile. En plus de la version Windows RT, une version Windows 8 pro sera d’ailleurs prochainement disponible, et c’est probablement là que l’avantage se fera sentir : qui n’a jamais rêvé de lancer Photoshop (ou n’importe quelle application native) sur une tablette ?

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.