iDorian

Blizzard dévoile la cinématique d’introduction de Mists of Pandaria

Plus qu’un mois avant la sortie de la nouvelle (et décriée) extension du plus que célèbre World of Warcraft. Qui dit Gamescom, dit naturellement cinématique de mise en bouche : ça n’a pas loupé, Blizzard dévoile enfin le trailer qu’on attendait tous, ou pas…

Quand il s’agit de prendre les joueurs pour des cons, l’industrie est toujours présente. Preuve que le jeu vidéo est en train de mourir, le trailer « Gamescom 2012 » dans son ensemble, signée Blizzard/Activision, qui a décidé de changer des sempiternelles cinématiques épiques sur fond d’orchestre symphonique biélo-russe. Pour le coup, le résultat est… discutable !

Sur le plan positif, et dès le premier coup d’oeil, on remarque que le rendu est nettement moins cartoon, et beaucoup plus réaliste. Et… c’est tout pour le côté positif.

Le ton franchement décalé de la vidéo fait vraiment penser à un spin-off de Kunf-Fu Panda, et je n’exagère pas. Le comique de situation est utilisé à outrance, à tel point qu’on a l’impression que les gars de chez Dreamworks ont envahi la post-prod de Blizzard (l’audio n’aide pas vraiment à s’en détacher d’ailleurs).

Alors oui, d’un point de vue général, il y a une certaine cohérence par rapport au lore, l’animation est soignée et la bande son est correcte d’un point de vue technique)… mais quid de la dimension fantasy/épique, à laquelle, je le rappelle, le jeu est censé s’identifier ?

Je ne m’attarderai pas sur le monologue final de la peluche, complètement incohérent : « pourquoi nous nous battons ? », suivi d’un « qu-est-ce qui vaut la peine de se battre ? ». Sur un plan purement sémiologique, tu poses deux fois la même question mon gars, en ayant en plus déjà répondu à la première. Gros soucis de localisation, ou scénariste stagiaire, qui sait…

Je suis néanmoins rassuré (enfin…) : la cinématique résume finalement la prise de position de Blizzard, déjà gangréné par Activision depuis… la fin de Burning Crusade ? : rendre le jeu accessible à la masse, en balayant tout les composants qui rendait le titre originel original, et mettre en avant le profit (hello Diablo III). Quand la société de consommation vient achever les restes du jeu vidéo, désormais industrie à part entière… Sans parler de la mise à mort du hardcore gaming

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.