iDorian
Un jour, un artiste : Williaam Anaïs, la reine de coeur vectorielle

Un jour, un artiste : Williaam Anaïs, la reine de coeur vectorielle

Chaque semaine, je vous propose de découvrir en exclusivité un artiste exceptionnel qui évolue dans le monde de l’infographie, de l’illustration, du webdesign ou du print. À travers une interview décalée, vous aurez l’opportunité de partager son univers, ses astuces et ses projets.

Cette semaine, du gratin, encore du gratin ! J’ai encore une fois l’immense plaisir de vous présenter une artiste au talent indescriptible, j’ai nommé Williaam Anaïs ! Ses illustrations sont transcendantes, son univers décalé et sa technique est  inégalable, et pourtant, elle nous fait l’honneur de venir se confier sur les pages de mon blog. En route pour un voyage coloré et plein de surprises !

– Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Alors c’est la question qui sera probablement la plus difficile ! Qui je suis ? Williaam Anaïs. Williaam ou Anaïs. Anaïs ou Williaam. C’est vous qui choisissez. J’ai atterri dans le monde de l’illustration depuis « toujours » je crois, et aujourd’hui encore je prend beaucoup de plaisir à faire ce que je fais, malgré mes nombreuses remises en question.

– Quelle est ta spécialité ?

Je dessine principalement des personnages aux jolies courbes. Parfois, je les rends rachitiques, parce que j’aime bien aussi. En général, elles ont des allures de pin up, un soupçon de burlesque, de la fantasy, de la science fiction, quelques fois du trash…

– Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

J’aime pas mal de choses, beaucoup d’univers, même si je ne les ai pas tous exploités. Je suis assez dingue de science-fiction. La fantasy aussi fait partie de mon quotidien. Etrangement, les univers chaotiques remplis de zombies aussi, même si je ne pense pas survivre en territoire contaminé un jour. Le steampunk également, pour la touche victorienne. Et les pin up bien sûr. Je m’inspire parfois du graphisme des comics américains (alors que je n’en lis pas). On me dit aussi que j’ai une touche manga dans mon trait. J’avoue aussi ne pas en lire un seul, encore moins en regarder.

– Tes influences ?

Alors, il y en a à la pelle. J’aimerai tant avoir leur talent. Serge Birault, Marie Meïer, Alessandro Barbucci, Emilie Decrock, Jessica Jung, Didier Crisse, Mara, Walter Minus, Jamie Hewlett, Ood Serriere, (et les Walt Disney)… Il y en a tant ! Tous ces gens, ces illustrateurs, ces choses qui m’entourent autant dans la vraie vie que sur la toile m’influencent forcément au quotidien.

– Plutôt papier/crayon, tablette/plume, ou les deux ?

Même si les illustrations que je présente un peu partout sont très souvent numériques, je reste une adepte du papier et du crayon. J’ai toujours un carnet de croquis avec moi. Depuis mon passage à l’illustration vectorielle, je n’encre plus du tout mes illustrations, ils restent à l’état de crayonné. Après un passage au scanner, je repasse les traits sur l’ordinateur, et passe le tout à la couleur. J’ai une tablette graphique, mais je ne l’utilise pas, parce que j’ai du mal à adapter le mouvement de ma main et ce qui se passe à l’écran (à moins qu’un jour je ne m’offre le rêve : une tablette graphique/écran !) Du coup, je fais tout au Touchpad de mon ordinateur (si si !)

– Quels sont tes projets actuels ?

Je bosse actuellement sur une affiche pour un groupe de rock. Je leur avais déjà fait une première affiche, mais un nouveau musicien a fait son arrivée, du coup, quelques petits changements s’imposent.

Rock Keepers

Je travaille également pour quelques autres projets, d’autres sont en attente mais ça, je ne peux pas en parler pour le moment.

Je songe aussi à ouvrir un site d’e-commerce, pour proposer quelques unes de mes créations à la vente.

J’ai également réalisé il y a trois ans un jeu de cartes, que j’ai redessiné depuis puisque le trait avait vieilli. Je suis toujours à la recherche d’un imprimeur cartier (malheureusement, imprimer ce genre de format n’est pas offert… )

– Le projet dont tu es la plus fière ?

C’est toujours difficile de dire ce dont on est fier. En général, un illustrateur trouvera toujours quelque chose à redire sur son travail. Malgré tout, la série des Pirates reste ma favorite, car elle symbolise mes premiers pas en illustration vectorielle. Depuis, j’ai du mal à revenir aux pixels…

– Tu as participé au storyboard de Droits d’Auteurs, peux-tu nous en dire un peu plus ?

Ce fut une expérience bien trop courte ! J’aurai aimé pouvoir illustrer plus de séquences. L’animation est aussi une étape que j’aimerai atteindre un jour. Maxime Marion, le réalisateur d’Henri & Edmond – Droits d’auteurs, m’avait demandé d’illustrer une séquence de son film pour donner plus de force à son projet. D’ailleurs je vous conseille de voir ce court métrage (une demi-heure de bonheur tout en Lego et en stop motion !)

– Un conseil pour les artistes en herbe ?

Y croire, à fond, et ne pas écouter les conseillers d’orientation ou autres énergumènes qui s’entêtent à répéter que le dessin, ça sert à rien.

– Le mot de la fin ?

Bah, de la promo, ça vous dit ? Et si vous alliez faire un tour par là ? C’est mon portfolio ! Je suis aussi sur Facebook, Twitter, Google+, Tumblr, Youtube… et tant d’autres !

 

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.