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Poker en ligne : gare à l’addiction !

Poker en ligne : gare à l’addiction !

Depuis plusieurs années, le poker est sans conteste le jeu tendance qui séduit de plus en plus d’internautes. Comme tous les jeux, et a fortiori les jeux d’argent, le piège de l’addiction est bien réel. Comment les éviter sans pour autant se priver du plaisir du jeu ?

Depuis la législation des jeux en ligne en juin  2010, le nombre de joueurs réguliers n’a cessé d’augmenter. Majoritairement masculin, il n’en reste pas moins qu’un joueur sur trois est une femme. Mais de la passion à l’addiction, il n’y a souvent qu’un pas, que certains finissent par franchir.

Pourquoi le poker en ligne est-il aussi tendance ?

En France, 250 000 joueurs participent chaque semaine à des parties de poker online sur des tables virtuelles. C’est principalement l’aspect tactique et intellectuel de ce jeu qui séduit : il faut ruser, se montrer patient, intuitif, rigoureux, observateur. Autant de qualités que les joueurs savent mettre en avant. Il faut d’ailleurs savoir qu’avant son explosion sur Internet, le poker restait une affaire d’hommes se pratiquant la nuit, dans des cercles machistes.

Désormais, la pratique s’est démocratisée et on peut enfin jouer de chez soi, dans le plus parfait anonymat, à n’importe quelle heure du jouer ou de la nuit, avec de la monnaie virtuelle ou de petites mises (à partir de 01,00€). Et quitter la partie quand on veut. Cette souplesse de jeu accroît le danger, de par son accessibilité étendue. Mais plus dangereux encore  le poker procure une satisfaction immédiate, qui stimule le circuit de la récompense, une zone du cerveau qui gère l’afflux de dopamine, molécule du plaisir.

Comment devient-on dépendant ?

S’il gagne, le joueur va être encouragé à renouveler l’expérience. Mais peu à peu, ce circuit se dérègle et la satisfaction s’amoindrit. La « victime » est alors obligée de jouer de plus en plus. D’autant qu’après la phase de gain, succède inévitablement la phase de perte. Pour se refaire, le joueur va donc augmenter considérablement sa cadence de jeu et ses mises et… essuyer de nouvelles pertes. Les problèmes commencent à s’accumuler, et on joue pour les oublier.

Quels sont les signes d’alerte ?

Les joueurs doivent s’alarmer lorsque la fréquence de jeu se régularise, et que sa passion entraîne déjà des conséquences palpables : fatigues, disputes, isolement, découvert bancaire… Mais la vraie dépendance apparaît aussi lorsque le jeu devient compulsif, obsessionnel (plusieurs heures par jour). Et qu’il s’accompagne de répercussions dramatiques, telles qu’un licenciement ou une séparation.

À qui s’adresser et comment se soigner ?

L’addiction est une vraie maladie, aux multiples symptômes, qui s’aggravent au fil du temps. Il faut la prendre au sérieux, bien que la part de déni chez le joueur dépendant est inévitable : le fameux « je peux arrêter quand je veux ». Sortir du déni, c’est déjà 30% du chemin vers la guérison. Or, il est très difficile de se sevrer seul. Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à des professionnels et rejoindre des groupes de parole.

Quel rôle peut jouer l’entourage ?

Les proches ont un rôle essentiel à jouer ? Il faut se protéger pour ne pas sombrer avec son conjoint, financièrement et psychologiquement ? Ne pas hésiter à changer de numéro de carte bancaire, ou à refuser de prêter de l’argent. Certains joueurs ont d’ailleurs intérêt à rester dépendant de leurs proches, car ils y trouvent un bénéfice indirect : valorisation, surprotection… Enfin, travailler sur soi-même est parfois le seul moyen d’aider le dépendant à s’en sortir.

Des risques mesurés

Malgré tout, le poker en ligne n’est pas plus dangereux que tout autre jeu accès sur la spéculation, ou même des jeux massivement multi-joueurs. De nombreuses astuces permettent aisément de plafonner ses investissements, de mesurer son temps de jeu, ou dans les cas extrêmes, d’arrêter volontairement de jouer. Les sites concernés ne manquent d’ailleurs pas de mettre en avant le fait que joueur comporte des risques, tout en proposant de nombreux liens vers des plateformes d’aide.

Des plateformes communautaires

Jouer au sein d’un entourage sain est d’ailleurs primordial. C’est par exemple le cas de Winamax poker, assurément l’une des salles les plus populaires sur le marché français. Née des cendres d’un ancien jeu de gestion d’équipe de football, la société s’est depuis grandement développée pour être aujourd’hui devenue l’un des acteurs majeurs sur la scène poker.

De fil en aiguille, les joueurs se sont faits de plus en plus nombreux, également attirés par un esprit communautaire très développé. Winamax.fr propose ainsi une école de poker d’excellente facture grâce aux vidéos de qualité chapeautées par les membres de sa Team, ainsi qu’un forum très fréquenté se positionnant comme l’une des deux plus grosses communautés du poker. Pour l’anecdote, les 2 millions de messages y ont été atteints à l’été 2010.

Comme le disait William Blake : « la route de l’excès mène au palais de la sagesse ». À méditer.

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.