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Le Wi-Fi pour les nuls en 10 leçons !

Le Wi-Fi pour les nuls en 10 leçons !

Le Wi-Fi fait désormais partie intégrante de notre quotidien, et tout un chacun a désormais la possibilité d’utiliser le technologie « sans-fil ». Cependant, le Wi-Fi est encore mal interprété et de nombreux mythes persistent encore à tort.

La technologie Wi-Fi, qui réside principalement dans un ensemble de protocoles de communication, est désormais accessible partout, que ce soit dans les cafés, dans les avions, à la gare ou dans les aéroports, et parfois même directement via des hotspots personnels, comme par exemple Free Wi-Fi, d’ailleurs sujet à polémique.

Bien que tout le monde adhère peu à peu à cette technologie, pour paraître « in » et rester connecté quelque soient les circonstances, seuls peu de gens savent réellement ce qu’ils utilisent, ses origines et la manière dont elle fonctionne.

  • 1. Le Wi-Fi est un produit avant tout, bien plus qu’une marque

L’appellation Wi-Fi est le diminutif du terme « Wireless Fidelity », qui prend directement sa source à travers le « Hi-Fi (pour « High-Fidelity), technologie standard qui a longtemps été utilisée dans la classification des équipements audio. Bien que l’appellation revête un certain sens du modernisme, prouvant une certaine évolution numérique, et semblant signifier quelque chose de prime abord, elle n’a pourtant absolument rien avoir, de près ou de loin, avec la technologie audio, qui fonctionne de manière totalement différente.

La référence pure du Wi-Fi réside en fait dans le « IEEE 802.11b Direct Sequence », qui n’a pas remporté un grand succès sur le plan commercial, même si elle aurait pu être abrégée via le « IEEEDS ». Une fois de plus, le département commercial (rattaché aux sources de ce qu’était en train de devenir le Wi-Fi) a préféré éluder le terme technique, au profit d’un nom d’usage bien plus vendeur, désormais connu sous le nom de « Wi-Fi ».

  • 2. Malgré tout, le Wi-Fi est bel et bien une marque

Depuis qu’une alliance a été crée autour de cette technologie, portant d’ailleurs le nom éponyme de « Wi-Fi Alliance », la technologie revêt tous les caractères d’une marque déposée. De la même manière que les Kleenex constituent le synonyme du mot « mouchoir », alors qu’à la source, le terme est UNE marque à part entière de mouchoirs, l’ensemble des technologies sans fil abusent également de l’abus de langage « Wi-Fi », alors que certaines d’entre-elles ne sont absolument pas certifiées aux normes (très strictes) du Wi-Fi.

  • 3. Plus qu’une marque, une certification (parfois éludée)

La « Wi-Fi Alliance » a pourtant fait de la certification son fer de lance : lorsqu’un produit détient la norme Wi-Fi, il est certifié que celui-ci respecte scrupuleusement les standards de performance, d’excellence, et de sécurité décidés par le consortium susnommé.Il arrive pourtant que certains produits puissent utiliser une connexion sans fil, voire une technologie similaire pour se connecter à Internet sans pour autant porter officiellement le logo et les certifications Wi-Fi. Dans ce cas, à l’instar de la certification CE, on dénote un évitement de demande de vérification des standards (principalement pour des raisons économiques ou marketing). Il est donc préférable d’être un minimum prudent quand à l’achat d’un équipement utilisant une technologie sans-fil, tant et plus s’il n’a pas été officiellement certifié.

  • 4. Le Wi-Fi repose sur le partage des bandes de fréquence

Le Wi-Fi utilise une bande de fréquence étroite dite « Industrielle, Scientifique et Médicale », ISM, 2,4 à 2,4835 GHz, de type partagée avec d’autres colocataires conduisant à des problèmes de cohabitation qui se traduisent par des interférences, brouillages causés par les fours à micro-ondes, les transmetteurs domestiques, les relais, la télémesure, la télémédecine, la télé-identification, les caméras sans fil, le Bluetooth, les émissions de télévision amateur (amateur TV ou ATV), etc. Inversement, certains systèmes comme la technique RFID commencent à fusionner avec le Wi-Fi afin de bénéficier de l’infrastructure déjà en place. En Wi-Fi, il est recommandé de ne pas utiliser la même fréquence que celle utilisée par les voisins immédiats (collisions) et de ne pas utiliser une fréquence trop proche (interférences).

  • 5. Le Wi-Fi produirait plus de radiations qu’un micro-ondes

Le fait a bel et bien été énoncé, cependant, c’était de l’humour. Malheureusement, la blague de mauvais goût s’est rapidement ancré dans la légende urbaine, principalement parce que l’exposition aux radiations est une des peurs les plus communes associées au Wi-Fi. En réalité, la quantité de radiation que le corps humain absorbe est quasiment la même que les ondes produites par la radio FM ou la télévision, qui, elles, sont générées depuis plus de 80 ans sans qu’on ait remarqué le moindre problème. Plus intéressant d’ailleurs, le Wi-Fi utilise la même technologie que les téléphones sans fil : à savoir une fréquence maximale de 2.4Ghz (bien plus dangereuse lorsqu’elle est exposée au niveau de la tête en permanence). Malgré tout, le Wi-Fi a encore et toujours mauvaise presse en raison de sa pseudo radioactivité.

  • 6. La confidentialité, au coeur de la technologie Wi-Fi

L’accès sans fil aux réseaux locaux rend nécessaire l’élaboration d’une dans les entreprises et chez les particuliers.politique de sécurité. Il est notamment possible de choisir une méthode de codage de la communication sur l’interface radio. La plus commune est l’utilisation d’une clé dite Wired Equivalent Privacy (WEP), communiquée uniquement aux utilisateurs autorisés du réseau. Toutefois, il a été démontré que cette prétendue sécurité était factice et facile à violer[6], avec l’aide de programmes tels que Aircrack. En attente d’un standard sérieux de nouvelles méthodes ont été avancées, comme Wi-Fi Protected Access (WPA) ou plus récemment WPA2. Depuis l’adoption du standard 802.11i, on peut raisonnablement parler d’accès réseau sans fil sécurisé. En l’absence de 802.11i, on peut utiliser un tunnel chiffré (VPN) pour se raccorder au réseau de son entreprise sans risque d’écoute ou de modification. Il existe encore de nombreux points d’accès non sécurisés chez les particuliers. Il se pose le problème de la responsabilité du détenteur de la connexion Wi-Fi lorsque l’intrus réalise des actions illégales sur Internet (par exemple, en diffusant grâce à cette connexion des vidéos volées). D’autres méthodes de sécurisation existent, avec, par exemple, un serveur Radius chargé de gérer les accès par nom d’utilisateur et mot de passe.

  • 7. Le Wi-Fi aurait pu être lancé dès 1985

En 1985, la FCC a officiellement autorisé les chercheurs et les développeurs à créer des produits qui pourraient opérer à travers des fréquences radio supérieures ou inférieures à la norme FM, alors seulement approuvée pour les radios et et télévisions. Cependant, une pléthore de technologies à pris le pas sur cet amendement, au détriment du Wi-Fi, et c’est ainsi que naquirent les téléphones sans fil, le Bluetooth et la radio CB.

  • 8. Le Wi-Fi a pris son essor en 1994

Bien avant que l’Alliance crée le projet du « Wireless Fidelity », et bien avant les smart phones, un précurseur fit son apparition : Carnegie Mellon, la première université américaine proposant un campus entièrement relié à Internet, sans fil. Elle constitua le lieu idéal pour tester l’ensemble des fonctionnalités relatives à un accès réseau ouvert, qui connectait l’ensemble des étudiants à Internet. Suite à cette expérience, Carnegie Mellon est désormais devenue une référence scolaire et technologique, dont la majorité des universités actuelles se sont inspirées pour devenir ce qu’elles sont aujourd’hui : un vaste environnement connecté sans cesse à Internet, peu importe l’endroit, qui améliore l’enseignement, l’apprentissage (sans oublier la possibilité de jouer à World of Warcraft durant les cours).

  • 9. Les Etats-Unis n’ont pas le monopole mondial de la technologie Wi-Fi

Bien que la majorité des évolutions technologiques ayant abouti au Wi-Fi émanent directement du territoire américain, la prépondérance du sans-fil est pourtant située ailleurs. Le top 10 des pays des plus rapides en ce qui concerne la moyenne relative à l’accès à Internet évolue ainsi : la Corée du Sud, le Japon, Hong-Kong, la Suède, la Suisse, les Pays Bas, Singapour, le Luxembourg, le Danemark et la Norvège. Les États-Unis d’Amérique n’arrivent, eux, qu’en 18ème position.

  • 10. Quel antenne choisir pour déployer le Wi-Fi ?

Les antennes à gain directionnelles ou omnidirectionnelles sont destinées à la « plus longue portée », possible, quelques kilomètres. Les antennes panneaux et paraboliques sont uniquement directionnelles, c’est-à-dire qu’elles favorisent une direction privilégiée (plus ou moins ouverte) au détriment d’autres non souhaitées. On retient que les antennes panneaux sont souvent préférées (voire préférables) lorsque le bilan de liaison est favorable, mais, dès que le système doit être plus performant, les paraboles deviennent nécessaires. Le point d’équilibre, à 21 dBi, se fait avec d’un côté un panneau carré de 45 cm et de l’autre une parabole d = 65 cm. En conclusion, en directionnel, ou point à point, il est plus intéressant de s’équiper d’abord d’un panneau, puis, si les circonstances l’exigent, d’une parabole. Les antennes Wi-Fi sont généralement dotées de connecteurs SMA, RP-SMA ou N selon le constructeur. Cependant, les antennes à gain (exprimé en dBi ou en dBd) employées à l’émission (réception libre) doivent respecter la réglementation PIRE (Puissance Isotrope Rayonnée Équivalente).

Bien que le Wi-Fi soit quasiment partout, de nombreux faits erronés et légendes urbaines sont encore de mise. Désormais, vous pourrez brillez devant vos potes au bureau, en leur démontrant que leur croyance est faussée, si tant est que vous ayez retenu quelque chose de tout ça !

L'auteur : iDorian

Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.

  • Android-Live

    Superbe. Tu l’as écrit toi ? Si oui, un grand merci pour ces précisions.

    Très utiles lors d’un débat ou autre.

    Je n’hésiterai pas à pointer vers cet article si besoin est.

    ;)

  • Excellent article ! Thanks