iDorian
Tout savoir sur le Manga Kai

Tout savoir sur le Manga Kai

Les amateurs de Warez auront reconnu cette nouvelle forme de mangas qui tend à se généraliser sur les plateformes de téléchargement illégal.

En effet, après les fansubs qui s’acharnaient à la traduction puis à la publication de nos mangas favoris, c’est une nouvelle forme de team qui voit le jour avec un seul objectif : redonner vie aux animes ! Immergeons-nous au cœur de cette nouvelle pratique, qui connaît un véritable succès.

Le fansub

    Avant d’aborder ce qu’est vraiment un mangai Kai, il convient de définir les origines de celui-ci. Et à l’origine des mangas (principalement en VOST) qui peuplent internet, trônent les fansubs. Un fansubfan-sub ou (contraction de l’anglais « fan » et « subtitle » pour « sous-titre ») est une copie d’un film, d’une série ou d’une émission télévisuelle, sous-titré par des fans dans une langue donnée. Les personnes travaillant à la réalisation de fansubs sont appelées fansubbers ou subbers ; elles peuvent se regrouper en équipes appelées team.

    Le but des équipes de fansubs est de faire connaître à leur public les œuvres vidéos non disponibles dans leur pays. À l’origine, il s’agissait du cinéma d’animation (dessin animé) mais le phénomène s’est élargi aux séries et aux feuilletons télévisés.

    Le fansub a donc surtout été employé historiquement dans le milieu des animations japonaises (série animée, film d’animation et OAV).

    Il existe de très nombreux groupes de fansub produisant des vidéos de qualité très variable, le fansub français ne s’étant développé que récemment, la quasi-totalité des équipes françaises ne traduisent pas directement depuis le japonais, mais à partir de l’anglais. Seuls quelques rares traducteurs japonais→français travaillent dans quelques rares équipes. Cela est bien sûr dû au fait que très peu de bénévoles capables de traduire le japonais en français sont disponibles.

    Parfois, le processus complet de réalisation d’un fansub pour les plus célèbres animations et par les équipes les plus actives est réalisé en moins de seize heures (entre sa diffusion et sa disponibilité sur Internet), on parle alors de « speedsub » ou « fastsub » (ces productions sont souvent de très faible qualité vidéo ou de sous-titres).

    Naturellement, nous n’aborderons pas la question de la légalité… qui génèrerait une polémique inutile, déjà trop de fois posée.

    Les mangas Kai

      Les animes tels qu’on les connaît aujourd’hui dérivent en fait d’une tradition nippone moderne : le manga Eiga. Littéralement « film de manga », il constitue le terme original pour désigner les dessins animés d’inspiration de manga (bande dessinée japonaise). Animation a alors une portée plus générale puisqu’il inclut également les films en volume ou autre films d’animation qui ne sont pas inspirés du manga (les hors-séries).

      Puis nait le manga Kai, dérivé du kanji japonais 会 (kai), il signifie fusion, association (comprendre condensé).

      Les teams décide ainsi de condenser l’ensemble des « épisodes » sous forme de films, comme s’il s’agissait de « saisons ». Ainsi, les génériques relatifs aux épisodes n’apparaissent qu’une seule fois, et l’histoire est bien plus facile à suivre (pas de résumé, ni de flashback, ni même d’hors-série). De plus, les Kai tendent à aller à l’essentiel, certaines parties des mangas sont parfois supprimés, au profit de scènes plus axées sur l’essence-même de l’œuvre.

      De ce fait, progressivement, les mangas les plus aimés, ainsi que les plus récents se voient transformés. C’est par exemple le cas de Bleach, Naruto, ou encore Dragon Ball, qui sont associés au terme « Kai » pour signifier leur métamorphose.

      Une initiative ingénieuse

        Le succès du manga Kai ne s’est pas fait attendre. Il est parfois très ennuyeux de prendre un manga en route, cependant revoir tous les épisodes depuis le début est assez désespérant. Ce nouveau format est plus qu’utile, puisqu’il permet de synthétiser le background, et d’accéder plus rapidement au contenu intéressant de celui-ci.

        Cependant, réaliser un Kai n’est pas aussi aisé. Les découpages sont longs et fastidieux. En outre, aucun manga Kai ne pourrait exister sans les mangas fansub, que l’on retrouve d’ailleurs généralement transformé.

        Un exemple concret

          Ashura est un monteur relativement connu sur les boards. Il explique en quelques mots quel est la nature du manga Kai au travers de Naruto Shippuden :

          Suite à Dragon ball Kai, les films de Naruto Shippuden Kai suivent le même principe, c’est à dire ne garder que les passages correspondant au manga.
          Pour cela, les deux supports ont été utilisés afin de les comparer et ne garder que le principal de l’oeuvre de Masashi Kishimoto.

          Contrairement à Naruto Kai, certaines parties de l’anime peuvent être gardées si elles s’avèrent importantes pour la musique, rythme ou
          tout simplement une question de logique
          (tout en respectant le mieux possible le manga).
          Naruto Shippuden est fort différent de Naruto c’est pour cela que la construction du Shippuden Kai sera un rien différente.

          Pour conclure, le Manga Kai s’est beaucoup démocratisé dans le fansub : il y a un gain de temps considérable en plus du principe de respecter l’œuvre (bien que ce soit contradictoire puisqu’en coupant des scènes, les fansubs amputent l’essence du travail mené par le studio qui ne vise pas le même public que le manga original par exemple).

          Moins de travail donc une release qui sort beaucoup plus vite ce qui permet d’avoir une plus grande notoriété vis à vis du public visé sur le long terme.

          L'auteur : iDorian

          Ce monde, tel qu’il est fait, n’est pas supportable. J’ai donc besoin de la lune, ou du bonheur, ou de l’immortalité, de quelque chose qui soit dément peut-être, mais qui ne soit pas de ce monde.